NOMAD

[ SIDI LARBI CHERKAOUI / CIE EASTMAN ]
Dans le cadre de la programmation Chaillot Nomade
Date(s) :  du 6 mars 2024 au 8 mars 2024
Horaire(s) :  20H
Chorégraphie et mise en scène : Sidi Larbi Cherkaoui
Musique originale : Sidi Larbi Cherkaoui, Felix Buxton, Kaspy N'dia
Musique additionnelle : Yarkin featuring The Sufi Vocal Masters, Al Adhan, Al Qantarah, Fadia Tomb El-Hage, Oli Savill (Percussion), les chants traditionnels des Îles Amami au Japon
Création sonore : Felix Buxton
Création costumes : Jan-Jan Van Essche
Décors : Willy Cessa, Adam Carrée
Éclairages : Willy Cessa, Sam Mary
Conception vidéo : Paul Van Caudenberg
Avec : 10 danseurs et 1 musicien
Public :  Tout Public

Invité par le directeur artistique de la compagnie 420PEOPLE, Václav Kuneš, Sidi Larbi Cherkaoui a présenté un travail de recherche déjà intitulé Nomad au cours du festival de danse tchèque Tanec Praha en 2017 avec les danseurs d’Eastman (Nemo Oeghoede, Antonin Rioche, Nicola Leahey et Mabrouk Gouicem) et de 420PEOPLE (Francesca Maria Amante, Sabine Groenendijk, Vojtěch Rak et Filip Staněk), prémisse du spectacle éponyme qui sera créé en 2019 avec la compagnie Eastman.

Sidi Larbi Cherkaoui reconstitue une mosaïque d’éléments animés et inanimés du désert. Les danseurs nous livrent un aperçu de la fluidité et de l’adaptabilité des créatures qui prospèrent dans les conditions les plus rudes ; la beauté des dunes de sable et les vents qui changent de direction, de forme et de vitesse en un clin d’œil ; la soif physique et émotionnelle intense, le désir d’eau et de sécurité, de consolation qui guident à la fois les actions des animaux et la quête humaine de la spiritualité.

Après Qutb, Mosaic et StoicNomad est la quatrième collaboration de Sidi Larbi Cherkaoui avec le compositeur Basement Jaxx Felix Buxton, basé au Moyen-Orient. C’est également une nouvelle collaboration avec Jan-Jan Van Essche, après Icon, Satyagraha  et Memento Mori. Ses costumes pour Nomad s’inspire de la richesse des tissus qui peuplent le désert pour se protéger de la chaleur. L’image du désert qui habite le fond de la scène, paysage désolé métaphore de la liberté ultime, mais aussi de l’impossibilité de survivre. Nous sommes emportés dans un paysage qui n’appartient pas à notre monde, surtout quand l’arrière-plan animé montre la terre qui flotte au-dessus de l’horizon comme une lune. Les nomades dansants semblent être isolés dans cet environnement, comme le monde d’aujourd’hui semble parfois être un désert aux yeux d’un groupe minoritaire, un endroit dangereux.