Street Life

[ Joseph Mitchell ]
Date(s) :  du 15 mai 2020 au 18 mai 2020
Horaire(s) :  Vendredi 15 mai à 20h
Samedi 16 mai à 18h
Dimanche 17 mai à 16h
Lundi 18 mai à 20h
Texte : Joseph Mitchell
Traduction, mise en scène et interprétation : François Tizon
Film (première partie) : Raymonde Couvreu et François Tizon
Création vidéos et régies : Stéphane Cousot
Scénographie : Anaïs Heureaux
Costume : Elise Garraud
Lumière : Marie-Christine Soma
Régie lumière : Diane Guérin
Son : Benoist Bouvot
Collaboration artistique : Pascal Kirsch
Public :  Tout Public

« Au cours de mon temps, j’ai visité et j’ai traîné dans chaque quartier parmi les centaines de quartiers dont cette ville est faite, et par ville, j’entends la ville entière – Manhattan, Brooklyn, le Bronx, Queens et Richmond. » (Joseph Mitchell, Street Life, éditions Trente-trois morceaux)

Pendant les trente et une dernières années de sa vie Joseph Mitchell n’a plus proposé aucun texte à son journal le New Yorker tout en continuant à s’y rendre quotidiennement. Les témoins se souviennent du son de la machine à écrire derrière la cloison de son bureau. Il est impossible de savoir avec certitude si il considérait individuellement terminés chacun des récits qu’il a laissé, mais ils forment un ensemble qui lui ne l’est pas. Un projet de mémoires qui ne fut jamais achevé. Pendant que les passés continuaient de s’emboîter et de proliférer le désir de Joseph Mitchell d’écrire sur sa vie, c’est révélé le projet de toute une vie. Il s’est trouvé englouti par la densité étourdissante de sa propre écriture, comme s’il avait cherché sans savoir ce qu’il cherchait ni savoir ce qu’il avait perdu. Avec Street Life il est parvenu en un froissement de pages à fouiller, la ville puis l’enfance et la nature de manière si fulgurante, qu’il nous laisse en proie à une troublante sensation d’exhaustivité. La trame distincte des blocks de New York est une forêt compacte et les fûts immenses des cyprès chauves s’enracinent dans l’eau. Dressés les uns à la parallèle des autres ils ouvrent sur un précipice. Mitchell a circonscrit ses récits de l’intérieur, et même si les mémoires n’y étaient pas vraiment contenues, la mémoire si. Comme une substance.

François Tizon 

Après des études de philosophie à Rennes et Reykjavík François Tizon fait du théâtre avec Denis Lebert et Nadia Vonderheyden. Il travaille en Italie avec Analisa d’Amato (Agnus Dei), avec Pierre Meunier (Les Egarés), Éric Didry (Les Récits, Compositions) et participe au groupe d’acteurs Humanus Gruppo (La Conquête du Pôle Sud et Quai Ouest mis en scène par Rachid Zanouda, La Dingoterie-Entretiens avec Françoise Dolto mis en scène par Éric Didry et Pôle E). Il joue avec Alain Béhar (MôAté, Angelus NovissimusTesteLes Vagabondes), avec Monica Espina (Le Monstre des H.), avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma (Trafic), avec Pascal Kirsch (Pauvreté, Richesse, Homme et BêtePrincesse Malène, et Solaris, création en automne 2020) et Cédric Gourmelon (Liberté à Brême). Il réalise plusieurs spectacles (L’Homme Probable-Antoine TentéLa dernière partieLes Jeunes Filles). Il publie Les Jeunes Filles – retournement en 2010 et contribue aux trois premiers numéros de Revue Incise.