PORTRAIT D’AMAKOÉ DE SOUZA

[ Jean-Christophe Folly  ]
Date(s) :  du 11 février 2020 au 3 avril 2020
Horaire(s) :  [Tournées]
le jeudi 11 février à 19h et le vendredi 12 février à 20h à la Comédie de Colmar
le jeudi 4 mars à 18h30 et le vendredi 5 mars à 18h30 à l'Espace des Arts
le jeudi 18 mars à 20h, vendredi 19 mars à 20h30, samedi 20 mars à 20h30 mardi 23 mars à 20h30, mercredi 24 mars à 20h30, jeudi 25 mars à 20h vendredi 26 mars à 20h30, samedi 27 mars 20h30, mardi 30 mars à 20h30 mercredi 31 mars à 20h30, jeudi 1 avril à 20h, vendredi 2 mars à 20h30 et samedi 3 avril à 20h30
texte, conception, réalisation et jeu : Jean-Christophe Folly
collaboration artistique : Emmanuelle Ramu
avec l’aimable collaboration de : Casey
création musicale : Tatum Gallinesqui
création lumières : Bruno Marsol
photos : Virginie Peigné
production : La Comédie de Caen-cdn de Normandie, la Compagnie Chajar & Cham’s
avec l’aide du : Théâtre Gérard Philippe – cdn de Saint-Denis, Théâtre Dijon Bourgogne – cdn, de la Fondation Beaumarchais
avec le soutien de :  la Maison Jacques Copeau, Pernand-Vergelesses
Durée :  1h

[les Portraits de la Comédie de Caen] Au départ, il n’y a pas d’idée de structure. Juste l’envie d’entrer dans la tête de quelqu’un qui ne parle pas ou que personne n’écoute. L’envie, par un moyen artificiel, de rendre le « muet » bavard. Il n’y a pas de structure mais un texte m’a beaucoup marqué quand j’étais plus jeune. C’est La Nuit juste avant les Forêts de Bernard-Marie Koltès. Une phrase d’une cinquantaine de pages. Un point à la fin et ça parle, ça parle, ça parle (…) Dans Portrait d’Amakoé de Souza, il y a un souci de la ponctuation, quand tout peut exister sauf le point. Les personnages se débattent pour que la Parole ne s’arrête pas. Si elle se tait, elle ne renaîtra plus. Impossible de ne pas penser à ces personnes qui vous hèlent dans la rue, le métro ou un bar et qui vous parlent. Comme si vous étiez un vase et que leurs mots étaient de l’eau (ou l’inverse). « Il faut qu’ils vous remplissent ». Alors ils parlent, ils parlent. Ils s’accrochent aux pulls, aux coudes, ils cherchent le regard, l’approbation, l’amitié, l’amour (…) Le besoin de parler à l’Autre est une soif et quand on a très soif, on oublie l’étiquette de la bouteille. On boit. Les personnages parlent à ce qu’ils reconnaissent d’eux dans l’Autre. Et ça leur suffit. Jean-Christophe Folly