MONUMENT 0.6: HÉTÉROCHRONIE/PALERMO 1559–1920

[ ESZTER SALAMON ]
Date(s) :  du 1 avril 2020 au 4 avril 2020
Horaire(s) :  Mercredi et vendredi à 20h30, jeudi à 19h30, samedi à 18h
CONCEPTION ET DIRECTION ARTISTIQUE : Eszter Salamon
CHORÉGRAPHIE ET PERFORMANCE : Corey Scott, Gilbert Csilla, Nagy Krisztiàn, Gergye Jessica, Simet Domokos, Kovàcs Olivier, Normand Mario, Barrantes Espinoza et Ayşe Orhon
AVEC : Le chœur amateur du Conservatoire à rayonnement départemental de la ville de Nanterre
DRAMATURGIE : Bojana Cvejić
DIRECTION DU CHANT : Johanna Peine, Ignacio Jarquin
RAMATURGIE MUSICALE : Eszter Salamon, Ignacio Jarquin
CRÉATION LUMIÈRES : Sylvie Garot
Durée :  1h10

Comment instaurer un lien entre des événements passés et le temps présent? À cette question, la chorégraphe Eszter Salamon travaille et s’interroge depuis quelques années dans une série d’œuvres intitulées Monuments. Dernière en date, HETEROCHRONIE/Palermo 1559–1920 s’appuie à la fois sur l’histoire des corps et sur des archives musicales siciliennes.

Dans un montage entre les corps, leurs gestes, expressions et voix, HETEROCHRONIE synchronise et désynchronise nos mouvements de conscience à travers la confrontation et juxtaposition de différentes temporalités. Conçue avec huit danseuses et danseurs et un chœur amateur, Palermo 1559–1920 est une pièce chorale, qui tient son inspiration des rituels de momification des catacombes des Capucins de Palerme, des traditions vocales siciliennes, ainsi que de la révolution sicilienne de 1848. En rapprochant des temps et traces historiques et des géographies lointaines, l’œuvre tente de conjurer l’oubli par l’action collective et la construction de la mémoire par la fiction. Dans Palermo 1559–1920 se dessine une rencontre improbable entre les époques et les corps.
Le rapprochement fictif des momies palermitaines, des corps utopiques selon Michel Foucault, avec les corps des danseurs présents sur scène, ouvre notre regard sur un champ imaginaire situé entre présent et passé.

La pièce interroge la possibilité d’un continuum entre la vie et la mort, la cohabitation entre les vivants et les morts, et invente son propre corps utopique, un corps dansant et sonore. Se mêlant aux corps, les chants viennent nous rappeler en quoi les luttes collectives passées peuvent nous animer aujourd’hui. À quelle forme de résistance ou de désir de transformation elles nous renvoient.