L’Œil nu // DARKMATTER

[ Maud Blandel // Cherish Menzo ]
Date(s) :  du 16 novembre 2023 au 18 novembre 2023

L’Œil nu – Maud Blandel

On dit qu’une étoile commence à mourir lorsque, ayant épuisé ses réserves d’hydrogène, elle quitte son état d’équilibre. Débute une longue phase de dégénérescence qui mènera, selon la taille de l’astre, à l’effondrement de son cœur voire à sa violente explosion. Pour cette création, la chorégraphe franco-suisse associe le phénomène astrophysique des pulsars au souvenir sonore tragique de l’explosion du cœur de son père. En traduisant les principes de rotation, de gravité, de périodicité, L’Œil nu met en jeu six danseurs et danseuses et transforme l’espace scénique en véritable terrain d’observation. Face à un corps (stellaire, physique, collectif) qui dégénère, que perçoit-on réellement ? Au-delà du travail de reconstitution d’un événement autobiographique, Maud Blandel joue des changements d’échelles, déjoue le tragique et met en images les fonctionnements de la mémoire : ses persistances, ses boucles autant que ses trous, ses zones d’ombre et autres inventions.

16 > 18.11 

16 + 17.11 — 19:00

18.11 — 18:00

Durée 1h

 

DARKMATTER – Cherish Menzo

Deux interprètes occupent la scène, portant des masques réfléchissants. Avec un soin cérémonial, une figure couvre le torse de l’autre d’un liquide sombre. Un blackout se prolonge pour marquer le changement de scène, interrompu par une césure déroutante : un visage apparaît et s’efface en un clin d’œil. Ce rythme haché, qui résiste à la linéarité du temps et brouille les identifications, prend sa source dans l’immersion de la chorégraphe Cherish Menzo au sein des archives sonores du hip-hop chopped and screwed, genre musical né dans les années 1990 à Houston dans le studio de DJ Screw. DARKMATTER expérimente la mise en mouvement de ces tempos ralentis. La distorsion devient alors un outil chorégraphique central pour remixer les représentations, les tordre et les renverser. DARKMATTER conçoit un seuil où les gestes, tout comme les perceptions, se fondent et se meuvent. Un travail qui invite, avec la matérialité des corps, à des questionnements cosmiques, orientés par des fictions spéculatives afrofuturistes et posthumanistes.

16 > 18.11 

16 + 17.11 — 20:30
18.11 — 19:30
Durée 1h25

Avec le Festival d’Automne à Paris