GEORGE DANDIN OU LE MARI CONFONDU

[ Michel Fau ]
Date(s) :  du 19 juin 2020 au 12 juillet 2020
Horaire(s) :  Du mardi au samedi à 20h30 Matinées les dimanches à 16h
Comédie en musique de : Molière et de Lully
Mise en scène : Michel Fau
Direction musicale : Gaétan Jarry
Avec 7 comédiens : Alka Balbir (Angélique) Armel Cazedepats (Clitandre) Michel Fau George (Dandin) Philippe Girard (Monsieur de Sottenville) Anne-Guersande Ledoux (Madame de Sottenville) Florent Hu (Lubin) Nathalie Savary Claudine Distribution en cours
4 chanteurs en alternance : Cécile Achille / Caroline Arnaud (soprano) Juliette Perret / Virginie Thomas (soprano) François-Olivier Jean (ténor) Virgile Ancely / David Witczak (baryton) Distribution en cours
8 musiciens de l’Ensemble Marguerite Louise en alternance : Emmanuel Resche-Caserta (dessus de violon et direction) Tami Troman / Fiona-Emilie Poupard / Théotime Langlois de Swarte (dessus de violon) Satryo Yudomartono / Patrizio Germone (haute-contre de violon) Robin Pharo / Marion Martineau (viole de gambe) Sébastien Marq / Victoire Felloneau / Julien Martin (flûte) Lucile Tessier / Evolène Kiener (basson et flûte) Etienne Galletier / Thibaut Roussel (théorbe) Gaétan Jarry (clavecin et direction) Loris Barrucand (clavecin)

C’est apparemment le 18 juillet 1668 que Molière et la troupe du roi donnent avec succès George Dandin, une comédie mêlée d’une pastorale chantée pour « le Grand Divertissement royal de Versailles » offert par Louis XIV à sa cour, pour célébrer la paix d’Aix-la-Chapelle conclue avec l’Espagne.

Cette histoire grinçante inspirée de la culture médiévale, où un paysan riche et odieux achète une jeune fille noble, s’enchâsse avec des intermèdes élégants où des bergers échangent des propos galants.

Molière nous raconte ici que le mariage est un marché dans lequel l’amour n’a pas de part – puisque Dandin en épousant Angélique de Sotenville, a échangé un titre contre sa fortune – et que pourtant le marié s’acharne à revendiquer l’amour et la fidélité de sa femme.

Même si la pièce reste immorale puisque le mal triomphe, elle dit avant tout que l’on peut tout acheter sauf l’amour… c’est là qu’elle reste intemporelle.

Pour mettre en abîme cette fable à la fois douloureuse, burlesque et obsessionnelle, nous choisirons d’assumer une esthétique baroque et cauchemardesque…

Michel Fau