CONTES ET LÉGENDES

[ JOËL POMMERAT ]
Date(s) :  du 9 janvier 2020 au 14 février 2020
Horaire(s) :  Jeudi 9/01 et vendredi 10/01 à 20h30, samedi 11/01 à 18h, dimanche 12/01 à 16h, mardi 14/01 et mercredi 15/01 à 20h30, jeudi 16/01 à 19h30, vendredi 17/01 à 20h30, samedi 18/01 à 18h (représentation en audiodescription), mardi 21/01 et mercredi 22/01 à 20h30, jeudi 23/01 à 19h30, vendredi 24/01 et samedi 25/01 à 20h30 (représentation en audiodescription), dimanche 26/01 à 16h, mardi 28/01 et mercredi 29/01 à 20h30, jeudi 30/01 à 19h30, vendredi 31/01, samedi 1/02, mardi 4/02 et mercredi 5/02 à 20h30, jeudi 6/02 à 19h30, vendredi 7/02 et samedi 8/02 à 20h30, dimanche 9/02 à 16h, mardi 11/02 et mercredi 12/02 à 20h30, jeudi 13/02 à 19h30 et vendredi 14/02 à 20h30
Création : Joël Pommerat
Avec : Prescillia Amany, Kouamé, Jean-Edouard, Bodziak, Elsa Bouchain, Lena Dia, Angélique Flaugère, Lucie Grunstein, Lucie Guien, Marion Levesque, Angeline Pelandakis, Mélanie Prezelin
Scénographie et lumières : Eric Soyer
Costumes et recherches visuelles : Isabelle Defin
Son : François Leymarie
Dramaturgie : Marion Boudier
Assistante dramaturgie et documentation : Roxane Isnard
Réalisation décors : Ateliers Nanterre-Amandiers
Durée :  1H30

Joël Pommerat revient à Nanterre-Amandiers avec un tout nouveau spectacle, après y avoir présenté l’emblématique Ça ira (1) Fin de Louis, qui plongeait le spectateur dans la révolution de 1789 et les origines de notre organisation politique. Cette fois, c’est l’enfance, un des sujets de prédilection de l’auteur-metteur en scène, qui est au cœur de la pièce, dont les personnages sont âgés de neuf à quatorze ans. Adolescents ou préadolescents, c’est au moment où ils vivent dans leurs corps, et donc aussi dans leurs esprits, des transformations radicales que nous les observons à travers une suite de courtes séquences situées dans un futur proche ; des petits contes à la fois concrets et fantastiques, parfois en relation les uns avec les autres.

Ce qui distingue avant tout ces histoires impliquant des adolescents, c’est la présence systématique, inhabituelle dans un tel contexte, de robots androïdes, répliques plus ou moins parfaites de jeunes êtres humains. Cette présence artificielle fonctionne comme un élément révélateur, voire perturbateur, dans la mesure où selon les familles, les contextes, les situations dans lesquelles se trouvent ces machines sophistiquées, elles reproduisent ou questionnent les identités et valeurs de leurs propriétaires.

Par leur ressemblance mais aussi par les fonctionnalités qui leur sont conférées, ces poupées androïdes offrent, en tant que versions stylisées de l’humain, une représentation paradoxale de ce que nous sommes — à la fois notre double et notre image reflétée comme dans un miroir déformant. Déjà présente dans sa réécriture de Pinocchio (2008), pantin adolescent rebelle lancé sur le chemin de l’humanité, lointain cousin de Galatée animée par l’amour de son créateur dans les Métamorphoses d’Ovide, cette question du devenir prend dans Contes et Légendes une couleur encore plus troublante.