BIG SISTERS

[ THÉO MERCIER & STEVEN MICHEL ]
AU CENTRE POMPIDOU
Date(s) :  du 21 octobre 2020 au 25 octobre 2020
Conception, chorégraphie et scénographie : Théo Mercier et Steven Michel
Avec : Laura Belgrano, Lili Buvat, Marie de Corte, Mimi Wascher
Texte : Extraits de Les Guérillères de Monique Wittig (Éditions de Minuit, 1969) et autres prélèvements
Collaboration artistique : Jonathan Drillet
Création sonore : Pierre Desprats
Création lumières : Eric Soyer
Costumes : Valérie Hellebaut
Collaboration couture : Pauline Jakobiak
Création vidéo : Thomas James, Erwan Fichou
Maquillage et effets spéciaux : Eric Ducron, Stéphane Chauvet
Maquillage : Laurence Echevarria Mulens
Collaboration peinture : Marie Maresca
Création prothèse : Jean-Christophe Spadaccini, Denis Gastou, Pierre Parry, Kazuhito Kimura
Régie générale : François Boulet
Régie son : Etienne Nicolas
Durée :  1h40

Dans le monde des objets connectés amenés à occuper un espace de plus en plus important dans notre vie quotidienne, Big Brother, l’instance désincarnée de George Orwell, figure de la société de surveillance, a fait des petits. Avec la prédominance de réseaux multiples permettant à une foule d’informations de se relier entre elles, on imagine aisément qu’au Grand Frère se soient désormais substituées de nouvelles instances dont les fonctionnalités et préoccupations encore plus sophistiquées diffèrent quelque peu de celles de leur prédécesseur de 1984.

C’est en tout cas ce que suggèrent Théo Mercier et Steven Michel dans BIG SISTERS, nouvelle création qui fait suite à Affordable Solution for Better Living, où règnent toutes sortes d’objets domestiques communiquant entre eux, auxquels l’humain a confié ses désirs, ses besoins et ses secrets désormais stockés dans des nuages virtuels. Ces appareils souvent invisibles participent à la vie quotidienne, à la fois compagnons devenus indispensables et espions infiltrés aux pouvoirs incontrôlables.

Dans ce contexte hautement connecté, BIG SISTERS met en scène les corps de quatre femmes, oscillant quelque part entre cellule familiale, rituel et pacte secret. Elles tissent des liens les unes avec les autres, fonctionnent en réseau, donnant à voir une véritable chorégraphie de l’invisible. Avec en filigrane une interrogation : dématérialisant nos corps et hantant nos désirs, les objets connectés ne seraient-ils pas les nouveaux poltergeists de nos habitats ?